Le patrimoine religieux de Montreuil est un autre vestige de ses mille ans d’histoire. Les origines de Montreuil, dont le nom dérive du latin ‘monasteriolum’ (petit monastère), sont en effet intimement liées au sacré.

En 926, les moines de Landévennec (Finistère) fuient les invasions normandes et trouvent refuge à Montreuil, où ils fondent l’abbaye Saint-Walloy (déformation locale du nom de saint Guénolé). En 1111, cette abbaye change de nom lorsque les reliques de Saint Saulve y sont amenées. Au Moyen Âge, ces dernières attirent les pèlerins à Montreuil. Si bien qu’ils confèrent à la ville un caractère de sainteté. On surnomme alors Montreuil « La nécropole du Ponthieu ».

Une abbatiale et des trésors

En 1467, une catastrophe naturelle provoque l’effondrement partiel d’au moins six édifices religieux de la ville, dont l’Hôtel-Dieu et l’église Saint-Saulve. Le répit est de courte durée puisqu’en 1537, les armées de Charles Quint incendient Saint-Saulve lors de la prise de la ville. Au début du 16ème siècle, face à l’ampleur des dépenses, elle ne sera que partiellement reconstruite.

Le trésor d’art sacré est entièrement détruit en 1793. Après la Révolution, l’abbatiale reçoit les reliques de Sainte-Austreberthe, parmi lesquelles une crosse pastorale richement ornée. D’autres reliques s’ajouteront à ce trésor au 19ème siècle, faisant de ce dernier l’un des plus riches trésor d’art sacré du Nord de la France. Une partie de ces œuvres est toujours visible lors de la visite de l’Abbatiale, et aussi à la Citadelle.

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La chapelle de l’Hôtel-dieu, l’un des plus beaux exemples de patrimoine religieux de Montreuil

De nombreux monastères, abbayes, chapelles, églises paroissiales ponctuent le paysage Montreuillois. D’où le surnom de “ville aux 36 clochers”.

Parmi ces bâtiments, l’Hôtel-dieu est l’un des rares encore visible. L’ensemble de bâtiments existe depuis 1200. Cet hôpital public appartient aux sœurs augustines jusque dans les années 1980. Il conserve sa fonction d’hôpital jusqu’en 1995, année de son rachat pour être transformé en hôtel. L’architecture de la partie hôtelière, telle que nous la connaissons aujourd’hui, date de Napoléon III.

La Chapelle Saint-Nicolas de l’Hôtel-dieu, quant à elle, subit une importante restauration extérieure entre 1871 et 1872, sous l’égide de l’architecte Clovis Normand. Son style extérieur néogothique contraste avec l’intérieur, fait de boiseries et d’un maître-autel richement orné. La dernière restauration est celle de la flèche, datant de 2018. Le lieu est accessible l’été, jusqu’aux Journées européennes du patrimoine.

Une Chartreuse multitâches

Depuis les remparts de Montreuil-sur-mer, entre le front nord et le front est, on aperçoit au loin les clochers de la Chartreuse. Son histoire commence il y a près de 700 ans, quand le comte de Boulogne décide de fonder un monastère au pied des remparts de Montreuil-sur-mer. Sous l’égide des pères Chartreux, le bâtiment devient Imprimerie Générale de l’Ordre des Chartreux, jusqu’en 1901. 

En 1914, les murs de la Chartreuse accueillent le plus grand hôpital civile belge d’Europe. Mais la dernière grande mutation voit le lieu devenir un hospice-asile, entre 1950 et 1998. Puis, au début des années 2000, les sœurs de Bethléem redonnent temporairement une vocation religieuse au bâtiment. 

Depuis 2008, grâce à un partenariat privé-public-associatif, la Chartreuse est une véritable communauté culturelle d’une richesse rare.