À l’âge de 10 ans, Maxime Dachicourt, chef du Pot du Clape à Montreuil, nourrit une passion pour les légumes. Il cultive chez lui son premier potager, pour le plus grand plaisir de ses parents. C’est sûrement là que l’histoire a commencé…

La rue du Clape-en-bas est indissociable de ses artistes et de ses pavés, mais aussi de sa délicieuse odeur de soupe et de pain chaud. On doit cet envoûtement olfactif au restaurant le Pot du Clape…

C’est devant son four à pain que vous rencontrerez Maxime. Le jeune propriétaire de l’établissement, originaire de Cucq, a fait ses premiers pas en cuisine dans le Pas-de-Calais. « J’ai d’abord fait mes études au Lycée Hôtelier du Touquet », confie-t-il. « Je suis ensuite parti faire des stages de restauration gastronomique dans le sud, mais ça ne me ressemblait pas. » Pour se rapprocher de sa famille et par amour de sa région, Maxime souhaite travailler sur la Côte d’Opale. C’est à ce moment qu’il fait la rencontre d’Arsène Pousset. « J’ai travaillé avec Arsène au Cocquempot, j’ai ensuite été choisi pour faire parti d’un de ses nouveaux projets, il y a environ 8 ans. » Ce nouveau projet, c’est le Pot du Clape.


« Le Pot du Clape a tout de suite collé à mon identité, à ce que je voulais vraiment faire en cuisine. »

Maxime Dachicourt

Cela fait maintenant 3 ans que Maxime a repris l’affaire. Table incontournable de Montreuil-sur-mer, le Pot du Clape propose une cuisine simple, chaleureuse et familiale.

Les valeurs du restaurant

« C’est vrai qu’on ne peut pas parler du restaurant sans parler des valeurs simples qu’il dégage. » Ne cherchez pas un esprit guindé, celui de Maxime est naturel et convivial. « On cuisine des produits frais, en direct, sans chichis et tout est fait maison ».

Côté ambiance, vous pouvez profiter d’un espace zen en terrasse avec vue sur les remparts, ou sinon d’un repas dans un cocon chaleureux chauffé à la cheminée. Au menu? Des soupes, des flamiches, des salades, des planches de fromage et charcuterie. Avec cette recette, Maxime ne cuisine que du local et de saison.

Des ingrédients du terroir

Le chef n’a pas attendu la tendance pour avoir un engagement local, pour lui c’était une évidence. « C’est simple, mon maraîcher Terre à terre est à la Madeleine, ma farine vient du Moulin de Brimeux et ma pâte, pour le pain au feu de bois, m’est apportée tous les matins de la boulangerie Grémont de Montreuil… Nous proposons tout à emporter, même le pain ! »

Une flamiche au Pot du Clape

Du local, on en retrouve également dans les assiettes avec les flamiches au maroilles, au welsh, ou encore avec la célèbre soupe d’endive caramélisée à la chicorée…

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Une cuisine familiale

Le Pot du Clape, c’est une restauration accessible, tant au niveau gustatif, qu’au rapport qualité-prix. « Il en faut pour tous les goûts, on a adapté un menu enfant pour les grandes familles, les parents qui ne parviennent pas à faire manger certaines choses à leurs enfants viennent tenter l’expérience ici… Ils sont souvent surpris de voir que leurs enfants mangent de la soupe, c’est vraiment super! »

C’est d’ailleurs en famille que le chef évolue. Dans cette joyeuse équipe, on ne sait plus dissocier qui est de sa famille et qui ne l’est pas. « Je travaille avec ma mère, mon père, ma conjointe, mon bras droit des fourneaux et les saisonniers. Toute l’équipe est très importante pour moi. »

Comme lors d’un repas en famille, le pain et le beurre sont servis à volonté et si vous ne parvenez pas à finir votre menu, il vous est proposé de repartir avec votre flamiche en doggy bag. « Pour les épluchures aussi nous ne souhaitons pas gaspiller, nous avons des poules… Le problème c’est que notre mascotte, Pupuce, devient difficile et ne veut manger rien d’autre » .

Convivialité, cuisine familiale, chaleureuse et généreuse sont autant de mots qui résonnent quand on parle du restaurant. Il n’est d’ailleurs pas rare de voir Maxime proposer à ses derniers clients un rhum arrangé maison. « Mais le premier à qui ça fait vraiment plaisir, c’est Maxime », confie sa conjointe.

Voyager beaucoup, voyager dans les goûts

« J’aime faire de nouvelles choses, changer la routine dans l’assiette. » Maxime est un amoureux des voyages, et c’est dans nos assiettes qu’il a décidé de rédiger son carnet de bord. Saveurs thaï, ingrédients exotiques comme le curry, la coco ou l’ananas… « Il y a quand même des plats qui sont devenus emblématiques du restaurant comme la Guyanaise, qui est à base de lait de coco et patate douce, ou la salade Poke Bowl. »

La famille travaille en cuisine mais elle s’affaire aussi a organiser toutes sortes d’événements qui emmènent la rue vers d’autres continents. « Notre goût pour le voyage permet aussi d’offrir une évasion aux passants et habitants mais… à Montreuil-sur-mer ». Ainsi la rue du Clape porte des couleurs créoles, irlandaises mais aussi rétro des années 30…

« Comme nous organisons beaucoup d’événements, les gens nous reconnaissent pour ça, cette réputation est vraiment une force. Les groupes de musique nous contactent souvent et l’emploi du temps est prévu à l’avance. La Covid perturbe un peu les organisations, nous en sommes désolés car ces événements permettent vraiment de créer un lien différent avec les clients. »

Une journée interceltique en septembre et une journée polonaise en novembre devaient d’ailleurs avoir lieu, mais l’équipe les garde de côté pour une autre période…
« On commence l’année avec la saint Patrick. On croise les doigts pour que ça puisse se faire. »